Un film qui démarre sur les chapeaux de roue alors que Trintignant et sa petite famille se font sauvagement agresser sur la route par trois crevards de loubards de motards… c’est spectaculaire et brutal, étonnamment brutal pour un film français (surtout de cette époque).
Puis vient une autre route, celle de la vengeance alors que Trintignant rencontre sa belle-soeur, à savoir Deneuve encore toute neuve ! et indéniablement ravissante. Et grande gueule aussi, car ici la blonde est comme une bonne bière : elle a du caractère ! d’ailleurs, le film propose ses quelques moments de comédie malgré la dureté du sujet initial…
Et ce que l’on devinait ou subodorait comme une vengeance pure et dure se met à lambiner sérieusement ; et si le couple Trintignant-Deneuve est adorable, il ne peut sauver ce scénar aussi peu crédible et invraisemblable que possible…. Enfin, le rebondissement qui bondit de son chapeau à la toute fin semble un peu trop tiré par les cheveux…
Cependant et c’est là encore le paradoxe de ce film, on apprécie le ton plus léger ici et là (le personnage quelque peu cynique et un brin taré de Brasseur par exemple) et des dialogues souvent percutants et assez drôles… mais on ne saurait comparer -malgré ses débuts si prometteurs- L’Agression au fameux film de Peckinpah, Les Chiens de Paille, car ça n’a rien à voir… finalement. L’Agression se perd donc en cours de route bien qu’il se laisse voir encore sans effort !