3
le 19 oct. 2024
SuivreL'amour louf
L'Amour Ouf restera avant tout un bon souvenir de projection en salle puisque j'étais accompagnée de ma maman qui était adolescente lors des années 1980 et qui avait envie de replonger dans sa...
J'ai vu le film sur Netflix, je dois malheureusement admettre que, dès les premières séquences, le mépris social transpire à travers des clichés : caf, école, CPPN, la violence gratuite, la petite délinquance celle qui pourrit la vie des citoyens et des voisins qui travaillent dur pour pas grand salaire et qui peinent à s’en sortir, bref celle de leurs parents .... Le film ne cherche même pas à montrer, expliquer (je ne dit pas analyser) les causes des discriminations, des exclusions scolaires et territoriales, les difficultés sociales, économiques, psy. Seuls les échecs apparaissent. Ces jeunes seraient-ils entièrement responsables de leur situation, de leur propre marginalisation ? N’est-ce pas là un discours qui relève d’un mépris social déguisé ? Autres clichés : l’impulsivité, l’opposition à toute hiérarchie, le manque de perspective, l’ennui, l’exclusion sociale bref le désœuvrement. Là encore il nous est "dit" que c’est un choix individuel qui va amener le personnage à intégrer un gang qui va finalement l’exploiter. Le film présente ce choix comme une décision individuelle, comme une attirance pour la violence par exemple ou pour l’argent facile et non comme une manipulation, une exploitation, vraiment organisée qui profite de ces jeunes vulnérables, désœuvrés. Le film, en banalisant la domination exercée par les « gangs », exprime l’idée que les jeunes y adhèrent par nature ou par bêtise et non par contrainte sociale.
Et l’histoire d’amour dans tout ça ? Certes le sentiment amoureux apporte une dimension humaine au personnage masculin (Clotaire) mais il détruit le personnage féminin (Jackie) en le réduisant à un simple repère, une simple balise de ce qui est "bien" et "mal". La fille dont le seul but est d’être aimée par celui qu’elle aime?! L’amour serait-il alors un alibi pour ne pas aborder les enjeux sociétaux et les mécanismes exclusions-dominations qui sont pourtant exprimés ? L’amour, un écran de fumée pour éviter une critique sociale? Car finalement c’est le choix, encore ce choix individuel, qui va transformer Clotaire : par amour pour Jackie il décide de ne plus faire usage de la force, de la violence.
Bref je ne cache pas mon malaise : le film entier évite de contextualiser les choix des personnages. Le film ne traite que de choix individuels et la 1ere séquence versus la fin illustre que le choix de chacun change son "destin". Toutefois, c’est plutôt bien filmé, avec une réalisation parfois même originale (le règlement de compte sous forme d’"ombres chinoises" en début m’a plu, je l’admets), et la bande son nous ramène aux années 90 et 80 sans hésitation (bien que perso il manque IAM ou bien je ne les ai pas reconnu). Quand aux acteurs ils sont tous très bien . Mais vous l'aurez compris: je n’ai pas craqué pour l’amour de ouf et je n'ai ressenti qu'un très grand malaise.
Créée
le 24 janv. 2026
Critique lue 11 fois
3
le 19 oct. 2024
SuivreL'Amour Ouf restera avant tout un bon souvenir de projection en salle puisque j'étais accompagnée de ma maman qui était adolescente lors des années 1980 et qui avait envie de replonger dans sa...
3
le 15 oct. 2024
Suivre[Petite précision : je n'ai pas lu le roman adapté ; ce qui fait que je ne l'évoquerai pas du tout dans le contenu de ma critique.]Après Le Grand Bain, Gilles Lellouche confirme, avec L'Amour ouf,...
7
le 24 mai 2024
SuivreFourre-tout. Pachydermique. Foutraque. Face aux premières critiques du film, c’est avec une appréhension certaine que je me présentai au Grand Théâtre Lumière pour la projection du nouveau film de...
6
le 13 juin 2026
SuivreSpielberg… j’y vais, j’y cours, j’y vole … d’autant que cette rencontre aurait dû me renvoyer en 77, celle du 3ème type. Oui j’ai suivi attentivement et non émerveillée les 2h25 du "Diclosure day"...
4
le 29 juil. 2025
SuivreUne série se déroulant dans le parc national de Yosemite, on regarde non? Quelle déception!Les 6 épisodes suivent une enquête bien menée avec des intrigues et rebondissements intéressants dans ce...
10
le 17 juil. 2026
SuivreC’est un film puissant, sublime, grandiose, bref épique. Tout est spectaculaire : la photo, le son et la musique, les paysages, les effets spéciaux, la réalisation, le montage avec des scènes de...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème