Arte Replay proposant actuellement une rétrospective partielle de Rossellini, j’ai voulu voir un de ses films télévisés des années 1970.
Si le didactisme peut avoir un sens noble au cinéma, c’est bien ici. Rossellini, tout en prétendant faire un produit télévisuel, ne lâche rien artistiquement : c’est du cinéma, du début à la fin.
Une fois de plus, je me suis reposé la fameuse question de mon rejet total des séries (ou, plus précisément, des séries télévisées). Et une fois de plus — cette fois-ci grâce au génie de Rossellini — j’en ai eu la confirmation supplémentaire : le problème fondamental des séries télévisées reste leur obsession scénaristique. L’outil utilisé, caméra de cinéma ou caméra TV, ne change rien.
Conclusion : j’ai été totalement happé, alors même que je connais bien cette période de l’histoire italienne (1945-1953).
Donc, si le didactisme au cinéma peut être celui-là, alors j’en suis un très, très bon preneur