Dans un château du Roussillon, à la suite de l'ouverture d'un testament, des couples se forment. Ambiancé par la suave musique de Serge Gainsbourg, le premier long-métrage du cofondateur des Cahiers du cinéma (Doniol-Valcroze ne tourna que 7 films) est un élégant badinage avec les sentiments, où il ne se passe pratiquement rien mais où s'amuse assez des chassés croisés amoureux et des mensonges qui pimentent la situation. Les personnages sont tous physiquement très agréables de Françoise Brion (l'épouse du réalisateur) à Jacques Riberolles en passant par Alexandra Stewart et Gérard Barray. Leur sophistication (on y lit à haute voix les lettres de Kafka, on cite Guillaume d'Orange) contraste avec la trivialité des amours ancillaires de Michel Galabru avec Bernadette Lafont. Le tout sous le regard d'une fillette qui ne dit rien mais qui devine tout. Le côté presque éthéré et fort sensuel du film (nonobstant des effets de zoom déplaisants) n'est pas sans évoquer, avec plus de légèreté, certains films d'Antonioni.

Cinephile-doux
7
Écrit par

Créée

le 11 oct. 2018

Critique lue 641 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 641 fois

1

D'autres avis sur L'Eau à la bouche

L'Eau à la bouche

L'Eau à la bouche

7

Cinephile-doux

8176 critiques

On badine avec l'amour

Dans un château du Roussillon, à la suite de l'ouverture d'un testament, des couples se forment. Ambiancé par la suave musique de Serge Gainsbourg, le premier long-métrage du cofondateur des Cahiers...

le 11 oct. 2018

L'Eau à la bouche

L'Eau à la bouche

7

Le-Male-Voyant

42 critiques

Et pour que tu ne t'effarouches, vois, je vais prendre ma douche.

Je découvre le cinéma de Doniol-Valcroze et ne connais pour l'instant que le présent film, son premier long métrage (1959) et Le cœur battant (1960), le second, que j'ai chroniqué par ailleurs. Si le...

le 9 sept. 2025

L'Eau à la bouche

L'Eau à la bouche

5

Janus-JLL

786 critiques

Critique de L'Eau à la bouche par Janus-JLL

Mise à part la chanson de Gainsbourg et le charme mutin de Bernadette... Tout ça ne casse pas une patte à un canard ! Du cul très soft quoi ;°)

le 11 juil. 2025

Du même critique

As Bestas

As Bestas

9

Cinephile-doux

8176 critiques

La Galice jusqu'à l'hallali

Et sinon, il en pense quoi, l'office de tourisme galicien de As Bestas, dont l'action se déroule dans un petit village dépeuplé où ont choisi de s'installer un couple de Français qui se sont...

le 28 mai 2022

France

France

8

Cinephile-doux

8176 critiques

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

le 25 août 2021

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

8176 critiques

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...

le 25 sept. 2021