En 1981 alors que le monde est occupé par la sortie d'un aventurier chapeauté armé d'un fouet visiblement prêt à tout pour retrouver l'arche d'Alliance, une production américaine trouve l'idée saugrenue d'engager le batteur des Beatles dans le but de le faire jouer en peau de bête en déclamant des discours en langue véhiculaire, le tout sur fond de charmants dinosaures en stop-motion, faisant du tout une production aussi bas du front que charmante. Pour la petite histoire Ringo Starr (puisqu'il s'agit de lui) rencontrera sur le tournage sa future femme l'ancienne James Bond girl Barbara Bach, comme quoi ça aide la peau de bête.


Voici une énième production d'hommes préhistoriques, surfant sur le succès de la guerre du feu sortie la même année, et rappelant des productions telles que When Dinosaurs Ruled the Earth et One million years B.C., avec nombre de références importantes puisque nous sommes cette fois-ci dans l'hommage très appuyé, et clairement parodique reprenant les grands pensifs du genre.


Ici le conflit tribal est de mise, plongeant tout son intérêt dans la poitrine fortement garnie de la femelle la plus en vue de la caverne mais il serait bien inopportun de raconter le scénario tant celui-ci est "riche", rappelant néanmoins un sketch des Monty-Python comme un alcool coupé à l'eau. Non bien sûr je pourrais vous parler de ces improbables créatures au strabisme divergeant et notamment ce qui semble être un magnifique tyrannosaure (Si zombi passe par là) bleu-vert au comportement canin plutôt sympathique.


Ainsi donc on vogue entre blagues de bas niveau, et monstres en stop motion tous plus adorables les uns que les autres avec une vision on ne peut plus débridée (sauf pour un certain personnage peut-être) des relations humaines à base de blagues de pet et de gags qui feraient passer les lapins crétins pour du Coluche, jusqu'à un final rappelant la charge finale des enfants du monde imaginaire face au Capitaine crochet et à son équipage dans le film Hook.

Crillus
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le 22 janv. 2016

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