En France, un écrivain anglais, joué par Alan Bates, tombe amoureux d'une jeune femme incarnée par Dominique Sanda. Sauf que chacun de son côté est marié : or, l'époux de cette dernière lui laisse toute liberté dans cette histoire romanesque, où la réalité semble se confondre avec la fiction narrée par l'écrivain.
Sorti en 1973, L'impossible objet (ou Story of a love story dans son montage américain un peu plus court) a été un énorme bide, au point qu'il semble occulté dans la carrière de John Frankenheimer, mais ce dernier montrait par là sa francophilie. Avec une équipe largement française, lui-même qui parlait très bien français, et le fait qu'il ait tourné plusieurs films dans notre pays (je pense à French connection II ou Ronin), on dirait qu'il a voulu raconter une histoire à la manière de Alain Resnais, en particulier Je t'aime, je t'aime. Dans un mélange un peu plus réel, avec cette folle passion qui est celle entre Alan Bates et Dominique Sanda, laquelle est toujours filmée avec un côté nymphe, avec plusieurs scènes où on la voit dans le plus simple appareil, y compris quand elle était réellement enceinte. Mais malgré ça, et quelques scènes très bien filmées, celles notamment au Maroc où va se jouer un drame, j'avoue eu du mal à accrocher à cette narration à deux voies, au côté empesé de Alan Bates qui semble parler de façon phonétique, ou quelques scènes qui flirtent avec le mauvais goût, comme une tentative de suicide loupée alors que les enfants débarquent au même moment.
La musique omniprésente de Michel Legrand n'aide pas non plus, mais ce film, qui repose beaucoup sur le rêve et les fantasmes, est sans doute un projet de coeur du réalisateur, qui avait été contraint de quitter Hollywood quelque temps après plusieurs échecs, mais je trouve que la mayonnaise ne prend pas tellement.