On le sait, que Cassavetes est un grand réalisateur, le demi-dieu de tous les acteurs/nouveaux réalisateurs qui se gargarisent aux compilations des meilleures performances de Dustin Hoffman et qui rêvent d'un rôle dans lequel ils deviendraient, eux aussi, la Gena Rowlands d'un nouveau génie avant-gardiste.
Olivia Wilde, qui ne doit pas renoncer à ses rêves de réalisation pour autant, on peut pas plaire à tout le monde, avait donc, elle aussi, un moodboard assez flagrant pour son troisième trop-long métrage.
Rien de grave, tout le monde joue bien et le budget n'est pas obscène. Remake d'un film espagnol qui n'est probablement pas mauvais, puisqu'il ressemble à un Woody Allen, y a même Penélope Cruz.
Mais puisqu'on a rappelé aux réalisateurs millenials new-yorkais que Woody Allen est marié avec sa fille adoptive, ils sont bien obligés de diversifier leurs références.
Donc rien de nouveau sous le soleil, on rêve de rôles profonds, intenses, théâtraux, on cède pas aux gros chèques d'Amazon Prime, nous. Dommage, nous voilà avec un énième huis-clos logorrhéique qui aurait gagné à rester une mauvaise idée.