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L'Objet du délit
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le 28 mai 2026
En incipit , je vous propose comme sourires et sous - titres :
-Un homme averti en vaut deux ! Une femme aussi !
-Un homme plus du tout macho ! Bravo !
Voici un scénario d’ une intelligence rare pour un long métrage dialectique ! Une belle réussite…Naturellement, nous ne connaîtrons point l’avis de Jean - Pierre Bacri . Du reste , ce long métrage lui est dédié….
Une citation : « ….Et cette aristocratie qui se meurt , ce patriarcat découronné , ruiné, tombé à l’abâtardissement des races finissantes …. »( d’Emile Zola , en 1896, une année après l’ invention du cinématographe par les frères Lumière).
Avec délicatesse et précision, Agnès Jaoui brosse un portrait de notre époque à la manière des peintres impressionnistes…..
Avec acuité et force tranquille, La réalisatrice du Goût des Autres nous explicite ses dégoûts et ses espoirs , actuellement….
Seconde citation : « ….Le patriarcat bande mou.Quelque chose est pourri au royaume de la flaque , les indices et symptômes croissent et se multiplient. À se regarder jouir de son impunité , le mâle alpha n’a pas vu surgir l’obsolescence de ses propres attributs et fonctions symboliques… »( de Chloé Delaume , en 2019. Est - ce juste ici et maintenant ?).
Avec malice et sincérité, la cinéaste d’ un Air de Famille nous propose son regard autour du mouvement #MeToo où tous les points de vue possibles jaillissent, vivement ou lentement, dans les gestes et les mots des nombreux protagonistes campés par des actrices et acteurs en harmonie de manière presque permanente……
Avec émerveillement, nous découvrons le personnage de Mirabelle campée par la géniale Claire Chust!
Troisième citation : « ….Toute la culture actuelle fonctionne encore sur une ancienne définition du désir.Celle d’un patriarcat et d’un système masculin où l’amour ressemble à la guerre . Le désir s’entretient par la distance, la tension et la conquête… » ( de Paule Salomon , en 2007 . 19 ans plus tard , cela évolue -t- il ? Comment ?).
Avec simplicité, Daniel Auteuil incarne Igor un chef d’orchestre égocentrique et inquiet !
Avec discrétion mais efficacité, Lucie Gallo interprète l’assistante de la metteuse en scène Mirabelle!
Avec prestance et bienveillance, Cora , une cantatrice prend vie sous les traits d’Eye Haïdara!
Avant dernière citation : « ….J’attends que les femmes fassent la révolution.Je n’arrive pas à comprendre, en fait , qu’elle n’ait pas déjà eu lieu . Des colères se sont exprimées, des révoltes ont éclaté ça et là , suivies d’avancées pour les droits des femmes. Mais nous sommes encore si loin du compte.Il nous faut une révolution des mœurs , des esprits, des mentalités.Un changement radical dans les rapports humains, fondés depuis des millénaires sur le patriarcat: domination des hommes, soumission des femmes. Car ce système n’est plus acceptable. Il est même devenu grotesque. Pendant longtemps, la soi-disant incompétence des femmes a servi à justifier leur exclusion des lieux de pouvoir et de responsabilité.Forcément, une femme instruite étant réputée dangereuse, on s’arrangeait pour les priver d instruction ou d’accès aux meilleures écoles ….( de Gisèle Halimi, en 2020. Sommes - nous toujours en progression six ans après ?….).
Avec jubilation, Agnès Jaoui tisse une vie à une autre cantatrice, Hannah Liebmann et au personnage de la comtesse ……..et cetera .
Avec générosité et efficacité , la réalisatrice de Place Publique invite Wolfgang Amadeus Mozart et , pour le livret en italien , Lorenzo Da Ponte , mâtiné ,pour le thème , de la comédie de Pierre - Augustin Caron de Beaumarchais …….. Évidemment, Les noces de Figaro et le mariage de Figaro……Pourquoi ? Cet opéra questionne les relations entre hommes et femmes . En effet , cette œuvre remet en cause les rapports de domination (sexe faible!, sexe fort….) et il nous permet de constater ce qui a changé , ce qui n’ a pas changé et ainsi de mesurer le chemin à accomplir pour abolir réellement et durablement ce patriarcat stérile , sans verser dans tout excès , ni tout intégrisme et ni toute anesthésie totalitaire ou régression masculiniste….. Intelligemment , certains dialogues de cet opéra , chanté en italien , sont sous- titrés .
Cinquième citation : « ….Le vrai problème, ce n’est pas l’origine ethnique, sociale ou religieuse, c’est la domination, c’est le patriarcat. Pas besoin d’être syrien ou maghrébin pour l’imposer.La violence sexuelle a toujours existée,elle n’a pas été imposée par les migrants !….( de Karine Tuil , en 2019. De mon angle de regard , tout changement important se réalise avec des avancées, suivis , parfois , par des régressions ou des immobilismes. . Un peu comme un zig puis un zag et cetera ….Certes , rien n’est jamais acquis aux humain.es mais le silence des pantoufles est tout aussi préoccupant que le bruit des bottes liés aux cultes des phallus et compagnie...Mais le sens de la vie choisit souvent l’imprévisible en direction de nouveau paradigme et infuse la volonté de mieux créer , chemin faisant , car les homo sapiens sapiens érectus sont munis d’un néo cortex …..).
Avec sagacité, la volonté de toute puissance est analysée au fil de ce film sinueux , pondéré , dense , volontairement perturbé et sympathiquement irritant ! Un des protagonistes de répliquer : « ….le vieux monde est mort , il faut si faire … ». Cela écrit , il reste du boulot pour essayer de vivre , vraiment et pleinement, en équivalence des sexes et des genres sans remplacer des phallus à la gomme par d’ autres chimères aliénantes !
Merci pour la lecture.
Gérard Michel
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Agnès Jaoui!!
Créée
le 2 juin 2026
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