Ulysse, le légendaire roi d’Ithaque, entreprend un long et périlleux voyage après la guerre de Troie.
Christopher Nolan (Oppenheimer - 2023) s’attaque à un monument de la littérature antique en adaptant l’épopée d'Homère (où il est question d’Ulysse, son épouse Pénélope, son fils Télémaque, la nymphe Calypso, la magicienne Circé, d’un cyclope ou encore de sirènes), 70 ans après Ulysse (1954) de Mario Camerini.
Il en résulte une oeuvre impressionnante en tout point (prises de vues en décors naturels, budget conséquent et tourné intégralement en IMAX 70mm). L'Odyssée (2026) nous entraîne durant près de 3 longues heures dans un récit non linéaire (une habitude chez le cinéaste), magnifié par des décors filmés entre la Grèce, le Maroc, l’Écosse et l’Island.
S’il n’est pas toujours facile de s’y retrouver (différentes temporalités et points de vue, sans parler des innombrables protagonistes), ajoutez à cela, une durée qui peut paraître parfois excessive, le film n’en reste pas moins bluffant et passionnant de bout en bout, avec son casting clinquant (trop hollywoodien, aussi bien au premier qu’au second plan) où chacun d’eux parvient à tirer son épingle du jeu (excellents Matt Damon & John Leguizamo).
On retiendra plusieurs scènes clés où le tensiomètre était à son paroxysme
(l’assaut du cheval de Troie, la rencontre avec le cyclope Polyphème ou encore l’impressionnante séquence avec Circé qui donnera lieu à une scène de body-horror parfaitement inattendue et superbement réussie),
tandis que d’autres s’oublieront sans regret
(les Lestrygons, ces géants en armure pas, voir peu exploités ou encore le massacre des prétendants, une séquence illisible qui aurait mérité un tout autre traitement).
L'Odyssée (2026) est bien évidemment un magnifique spectacle, imposant et ambitieux, mais qui (à mon sens) aurait gagné à être resserré (c’est plus facile à dire qu’à faire, j’en conviens).
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