Christopher Nolan a des plaisirs sadiques, il aime filmer des super héros dans la panade.
Ici avec Ulysse et son Odyssée il est servi en termes d'obstacles, de maux de tête, et autres coups dans la tronche.
En plus comme son personnage de Memento, son premier succès, le roi d'Ithaque en perdition a des problèmes de mémoire.
Avec tout ça, des morceaux de bravoure spectaculaires, des méchants vicieux ou violents, des Dieux qui font des siennes...
Bref Nolan est dans son élément et ça se sent.
De l'action, des batailles, le cheval de Troie, le Cyclope, les sirènes, des joutes oratoires, Pénélope et ses prétendants...
Tout est bien là, mais ce qui compte avant tout c'est le chemin, aussi bien physique que psychologique, que suit Ulysse pour son retour à la maison.
Les autres personnages ne sont pas des faire-valoir, et ils sont servis par une belle distribution, Robert Pattinson par exemple est une fripouille formidable.
On connait plutôt bien l'histoire et Nolan nous donne un grand plaisir à la retrouver, un plaisir d'enfant,
bon de grand enfant quand même.