En 1977, du côté d'Henin-Liethard: les frères Capello (Luigi et Rico), vivotent de petits boulots, ils pourraient rentrer à l'usine mais ce n'est pas leur truc surtout avec le cadet simplet. La petite sœur, Fanny, dite Fatoune, 16 ans, trimbale déjà un lourd pedigree de petite voleuse ce qui lui vaut la maison de redressement. Les frangins abandonnent leur rêve d'exil canadien pour la faire évader...
Pour son second film après l'invisible "Voyage d'Amélie" (1974), Daniel Duval, doté de moyens plus importants, brosse une nouvelle fois avec cette "Ombre des Chateaux" (le plus beau titre du cinéma français) un portrait tendre de laisser pour compte.
Duval n'émet aucune critique sur ses personnages. Avec peu de dialogues, le cinéaste nous fait vite deviner qu'il est quasi impossible de s'extraire de la pauvreté malgré cette quête d'absolu qui nourrit l'imaginaire de ces taiseux.
Il y a dans un rôle très court Marcel Dalio, grand second rôle dans les films d'avant et d'immédiat après-guerre. Le trio Philippe Léotard, Albert Dray et Zoé Chauveau, reste longtemps en tête car on a un peu mal de voir ces optimistes indécrottables tout foirer...