Becket Redfellow n’a qu’une obsession, se venger de la famille richissime qui a renié sa mère à sa naissance, en récupérant l’héritage qu’il estime lui revenir. Pour cela, il va devoir éliminer un à un les autres descendants qui le sépare d’une fortune colossale…
Pour son second long-métrage après Emily, criminelle malgré elle (2022), John Patton Ford adapte librement le cultissime Noblesse oblige (1950) de Robert Hamer (lui-même adapté du du roman "Israel Rank : The autobiography of a criminal" de Roy Horniman) et nous restitue un thriller teintée de comédie noire.
L'Ultime Héritier (2026) a le défaut d’être une inoffensive comédie grand public, si bien que les différents meurtres n’ont pas grand chose à nous proposer d’original (ou de truculent). Difficile de faire mieux que son illustre prédécesseur, le film se regarde sans sourciller et s’oubliera aussitôt. C’est regrettable car il y avait pourtant matière à en faire quelque chose d’amusant à travers cette satire des ultra-riches, sauf que son réalisateur loupe le coche et nous entraîne dans une comédie gentiment macabre très plan-plan.
Heureusement, on peut se rabattre sur la sympathique distribution où l’on y retrouve Glen Powell qui semble s’être fait une spécialité (ces dernières années) de sortir de la naphtaline des vieux classiques du cinéma (avec plus ou moins de succès), comme en atteste ce film et bien d’autres encore tels que Top Gun: Maverick (2022), Twisters (2024) & Running Man (2025). A ses côtés, on retrouve la radieuse Jessica Henwick, la femme fatale Margaret Qualley et l’inimitable Ed Harris.
Au final, le résultat est hélas bien trop sage pour pleinement convaincre sur la durée, malgré un certain potentiel, dommage.
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