Hormis une concession lourdingue faite au "Sanglot de l'Homme blanc" (Pascal Bruckner) --- qui, ceci dit, a de bonnes raisons de se retourner et de pleurer ---,
rencontre improbable avec un jeune Amérindien traumatisé et retiré du monde
le film de Thomas Bezucha pisse contre un des vents dominants et, ma foi, cela fait du bien...
il met en effet en scène une famille dominée par une infâme mégère qui, pour une fois, ne doit pas sa vacherie à son trisaïeul, à son garagiste ou au pape
Le cadre est bien posé, la montée en puissance de la tension est maîtrisée --- même si on aurait aimé une confrontation finale plus pêchue --- et l'on suit avec appétit l'expédition menée par ce grand-père et cette grand-mère très inquiets par l'avenir promis à leur petit-fils de trois ans.
Hormis cette intrigue prenante, les paysage sont somptueux, et si comme moi vous éprouvez une certaine tendresse pour Kevin Costner et/ou un irréfragable béguin pour Diane Lane, alors les voir tous deux en vieux couple amoureux et volontaire vous fera passer un agréable moment de cinéma...