Avant d’inviter la Bête chez vous pour l’analyser, analysez bien les divers scénarios de la suite. Parce que Lorsque La Bête S'éveille, c’est bête, il est trop tard pour dire « Ne réveillez pas une bête qui dort ».
Il est trop tard aussi pour se dire que l’avoir invité chez soi, comme le fait ce bon psy, c’est pousser le bouchon encore plus loin que son confrère dans The Dark Past de Maté six ans plus tôt, puisque dans ce film là, vu et critiqué par votre serviteur tout récemment, c’est le méchant au lourd passé qui s’invite arme au poing et qui prend en otage toute la maisonnée.
Ici le psy ne prend personne en otage mais tout le monde en cobaye et bye, bye, l’harmonie bourgeoise qui régnait jusqu’alors dans la jolie demeure qu’on voit de l’extérieur en plan large systématiquement avant d’y pénétrer.
C’est bien joli, tout ça, et bien joué en plus, et pas seulement par celui qui sera The Servant pour le même Losey dix ans plus tard, c’est bien joué aussi par Alexis (tous les Smith ne peuvent pas s’appeler Alexa) oui, bien joli, sauf qu’il y a un petit quelque chose qui me gêne un chouia : le fait que ce soit un peu, beaucoup, passionnément, dans la cave d’une musique jouée par des musiciens noirs que « la bête s’éveille » chez la bonne bourgeoise blanche.
Allez ! On demande à un fan de cancel culture de nous faire un remake dans lequel madame se « libère » à l’Opéra Garnier ? Je rigole, bien sûr, quoique…mon « quoique » de fin était peut-être un couac de trop.