Deneuve est bien, du temps qu’elle était encore quasiment comme neuve et elle campe à merveille ce genre de rôle de petite bourgeoise volage qui ne veut pas s’emmerder avec la vie : un prototype du féminisme en somme !
Piccoli est fidèle à lui-même, toujours l’air d’avoir 60 ans et d’ailleurs il est né à 60 balais et n’a jamais bougé depuis… ou alors on ne s’en rappelle plus ; il campe pour sa part ici un bourge de la haute très engoncé et compassé, du genre qui dit « vous » à sa bonne femme.
Partant de là, néanmoins, le film n’est pas vraiment regardable et voir tout ce petit monde péter dans la soie tandis que Madame s’amourache d’un blanc-bec, lequel se révèle bien incapable de subvenir aux besoins de la bourgeoise qu’il vient de piquer à l’autre cave (ça coûte bonbon en cailloux et breloques, faut pas croire), voir donc ces branquignols se débattre dans leurs déboires sentimentaux à deux balles (pour une fois !), ça nous gave au plus haut point.
Il faut dire que c’est inspiré directement d’une certaine daube de la mère Françoise Sagan, alors si c’est chiant et à rigoureusement chier, il ne faut certainement pas s’étonner plus que ça. Faisons donc semblant de n’avoir rien vu, car de toute façon, il n’y avait presque rien à voir.