La Chèvre, réalisé par Francis Veber, est bien plus qu'une simple comédie ; c'est un mécanisme de rire quasi parfait, un « buddy movie » à la française qui a posé les jalons d'un duo iconique du cinéma : Pierre Richard et Gérard Depardieu.

Le postulat de départ est génial : pour retrouver sa fille ultra-malchanceuse (Marie Bens), son père, sur les conseils d'un psychologue d'entreprise, associe le détective privé Campana (Depardieu), cartésien et professionnel, à François Perrin (Richard), un comptable d'une malchance proverbiale, espérant que les coïncidences les mèneront sur la même route.

Les points forts

  • Le Duo Richard-Depardieu (L'Alchimie) : L'opposition des caractères est la force motrice du film. Pierre Richard, dans le rôle de François Perrin, le gaffeur lunaire et malchanceux par excellence, est hilarant dans sa naïveté et ses cascades involontaires. Gérard Depardieu (Campana), en détective bourru et désabusé, est le parfait faire-valoir, son exaspération croissante face à l'absurdité des événements étant une source constante de comédie. Leur complémentarité est magistrale et naturelle.
  • ​Le Scénario de Francis Veber : L'idée de la « théorie de la malchance » est non seulement originale mais sert de canevas idéal pour une succession de gags à la fois burlesques et souvent poétiques. Le scénario est ciselé, parsemé de répliques cultes.
  • ​L'Humour et le Rythme : Le film enchaîne les scènes mémorables (l'aéroport, la guêpe, les sables mouvants, la fin onirique) qui sont entrées au panthéon de la comédie française. L'équilibre entre l'humour physique de Richard et l'humour de situation servi par Depardieu est très réussi.

Quelques réserves

  • La Mise en Scène : Comme souvent chez Veber, la réalisation est avant tout fonctionnelle, s'effaçant au profit des acteurs et du scénario. Elle manque parfois d'audace visuelle, notamment en exploitant le cadre exotique du Mexique.
  • Le Dernier Tiers : L'intrigue s'enlise un peu dans sa dernière partie, bien que la conclusion, quasi onirique et touchante, apporte une belle résonance à cette histoire de « chèvres ».

Conclusion

​La Chèvre est un chef-d'œuvre de la comédie française des années 80, dont le succès repose sur la brillane idée scénaristique et l'alchimie exceptionnelle de son duo vedette. C'est un film qui a marqué son époque et qui, malgré un léger vieillissement sur la forme, conserve une puissance comique intacte.

  • Replique culte : Il doit être loin avec ses lunettes. C'était peut-être la petit Bens? C'était peut-être la culotte de mon beau-frère. Je sais pas, je dormais. Vous l'avez vu, et lui avez fait peur. On ne le retrouvera plus. Et il fait chaud, et j'en ai marre !

Un classique incontournable qui garantit toujours un excellent moment de rire d'ou ma note de 8/10

Créée

le 1 nov. 2025

Critique lue 43 fois

La Chèvre

La Chèvre

9

GiorgiodeRoubaix

le 18 nov. 2010

Suivre
Dernière modification

le 6 août 2012

Chef-d'oeuvre franchouillard

Oui, Veber ne peut pas s'empêcher de nous coller une intrigue mafieuse nanardesque (et il fait que des buddy movies, il sait rien faire cet homme-là, alors). À chaque apparition du truand...

La Chèvre

La Chèvre

10

doc_ki

le 29 juil. 2020

Suivre

La cabra de papel

Bonjour et bienvenue sur ma critique de la chèvre, le film préféré de Marcel amont ayayaya en guise, en guise, en guise, en guise, en guise, en guise de parasol.... Je vais exagérer pour certain mais...

La Chèvre

La Chèvre

7

RunningJack

le 21 août 2017

Suivre

C'est beau un homme qui tombe

La Chèvre était un de mes films cultes quand j'étais gamin. Voir un type se prendre une porte dans la gueule était pour moi le summum de l'humour. Voir un autre type mettre des coups de boule à tout...

Stranger Things

Stranger Things

6

DirtyVal

le 1 janv. 2026

Suivre

De l'âge d'or au naufrage, la fin d'un mythe sans courage.

J'attribue finalement un 6/10. Cette note reflète l'excellence de ses débuts, que j'ai adorés, et la difficulté qu'elle a eue à maintenir cette qualité au fil des années. C'est une série culte, mais...

A House of Dynamite

A House of Dynamite

1

DirtyVal

le 26 oct. 2025

Suivre

Un Gâchis Dégoupillé : Le thriller sans fin qui tourne en rond et nous prend pour des idiots.

A House of Dynamite, malgré les attentes placées dans sa réalisatrice Kathryn Bigelow, est un échec retentissant. Sous l'emballage d'un thriller urgent sur la crise nucléaire, ce film est une œuvre...

Hurlevent

Hurlevent

3

DirtyVal

le 13 févr. 2026

Suivre

Une lande de papier glacé où la peur s'est éteinte !

​Il y a des œuvres dont la rugosité constitue l'ADN même. En s’attaquant au chef-d’œuvre d'Emily Brontë, Emerald Fennell promettait une relecture audacieuse. Pourtant, le constat est sans appel :...