Dernier film de Charlie Chaplin, au scénario vraiment trop light. Le pitch, un milliardaire high level retrouve dans sa cabine une jeune femme embarquée clandestinement à l’escale de Hong Kong, néo-call girl, sorte de comtesse russe.
Quiproquos, comme dans un « mauvais » vaudeville de Labiche Les gags proposés dans la première moitié sentent un peu la poussière, le « déjà vu » ,du Chaplin des années 30 , mais re-servi en 1965 : des portes qui claquent, on se cache dans la salle de bain, on ressort, on se cache derrière les canapés. Tout le film est tourné en studio, c’est dommage pour une croisière autour du monde sur un paquebot de luxe.
Les décors sont assez mal dessinés, un peu « cheap » et on se lasse très vite de la cabine pièce centrale de 95 % du film.
Le seul point fort du film est la confrontation de deux monstres sacrés du cinéma. Et en premier lieu Marlon Brando aux antipodes de ces personnages habituels, ici en milliardaire Zen, un peu passif, très chic, néo romantique, tout doux. IL joue très bien la comédie, tout en finesse, et nous surprend agréablement, avec son petit sourire en coin bien saisi par Chaplin.
Idem pour Sophia Loren, séduisante, charmeuse, pétillante. Ce couple très improbable fonctionne bien, l’alchimie est là , et du coup le film se laisse voir agréablement grâce à ce jeu de séduction habile, de « chat et la souris ».