Directeur d'une importante société, Daniel Lambert est un être jaloux qui engage un détective privé pour filer sa femme Cora. Cette dernière le trompe avec Henri, un vendeur de voitures un peu marlou pendant que Daniel soupçonne son associé. Des idées de crime parfait naissent dans les esprits des deux amants...
Tiré d'un roman de Michel Lebrun, à l'époque souvent adapté au cinéma, "La Corde raide" est le 1er des 4 films du monteur Jean-Charles Dudrumet, arrivé dans le flux des ces nouveaux cinéastes post-nouvelle vague. Guère originale, l'intrigue peche par un rythme inexistant malgré une mise en scène on ne peut plus correcte.
Nous sommes dans l'analyse froide et Chabrolienne d'un couple bourgeois en pleine déliquescence ou la femme, atteinte de Bovarysme, s'ennuie en tentant d'agrémenter son quotidien de quelques bonnes fortunes masculines. Si Annie Girardot est crédible, François Périer à tendance à surjouer et le comédien n'arrive pas à être méchant.
Gérard Buhr est convenable en marchand d'autos un peu filou. Le point noir du scénario réside dans le fait que rien n'explique le fait qu'une grande bourgeoise s'amourache aussi rapidement d'un traine-patin habitant un studio crasseux sous les combles.
Point fort du film, la partition un poil inquiétante signée Maurice Jarre qui rappelle dans les arrangements les notes des "Yeux sans Visage", chef d'œuvre sorti un an auparavant...