Un sprint frénétique qui finit par faire du surplace.

  • En lançant La Course à l'échalote, je m'attendais à une déferlante de rires, mais je me suis retrouvé face à un film qui, à l'image de son titre, s'épuise dans une agitation un peu vaine. C'est un étrange objet cinématographique : une horloge dont les rouages s'emballent, mais dont les aiguilles ne marquent plus vraiment l'heure. On sent que Claude Zidi a voulu capturer l'énergie brute du burlesque, mais il semble avoir confondu la vitesse avec le rythme, me laissant spectateur d'une frénésie qui finit par m'exclure à force de ne jamais vouloir se poser.
  • ​Le point fort reste évidemment la présence de Pierre Richard. Son personnage de comptable maladroit et survolté est un modèle de burlesque, et sa capacité à utiliser son corps pour créer du rire est indéniable. Jane Birkin, quant à elle, apporte une légèreté et un charme fou à l'ensemble. Leur complicité à l'écran est réelle et c’est sans doute ce qui permet de tenir jusqu’au bout du film sans trop décrocher.
  • ​Cependant, j’ai trouvé que la mise en scène de Claude Zidi manquait parfois de finesse. La poursuite, qui est le cœur même du récit, finit par devenir répétitive. À force de voir les personnages courir, tomber et se relever dans une succession de cascades parfois téléphonées, la fatigue s'installe. Le scénario est si mince qu'il semble n'être qu'un simple prétexte à une série de sketchs, rendant les enjeux émotionnels quasi inexistants. On sourit devant certaines situations cocasses, mais on rit rarement de bon cœur tant les ressorts comiques ont fini par vieillir.

En Conclusion

  • La Course à l'échalote est un divertissement honnête, porté par un acteur de génie, mais qui souffre d’une structure un peu trop lâche et d'un humour qui tourne parfois en boucle. C'est une pièce de musée sympathique, mais qui manque de ce petit supplément d'âme ou d'inventivité pour vraiment marquer les esprits aujourd'hui.
DirtyVal
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le 8 déc. 2025

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DirtyVal

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