La fausse bonne idée: un film noir quasiment entièrement tourné en vue subjective, si ce n'est au début (et à la fin) où Marlowe s'adresse à la caméra pour qu'on vienne soi-disant l'aider à enquêter sur cette fameuse affaire....Tu parles. Si c'est plutôt amusant au début, ça finit surtout par tourner rapidement à vide: jamais de contrechamp donc les acteurs ont font des tonnes face caméra et on ne s'attache jamais au personnage principal et à sa voix-off sans affect. On se tape aussi pleins d'effets tape-à-l'œil que n'aurait pas renié Inarritu, du type coup de poing à la caméra, baiser à la caméra, le perso qui allume une clope, caméra qui vacille lorsque le personnage vacille lui même, le personnage principal qui apparaît de temps en temps dans un miroir etc. Alors oui il y a pas mal de plans-séquences mais à quoi bon ? Le pire c'est qu'en plus le récit est écrit par Chandler (on suit à nouveau Philip Marlowe) donc comme dans Le Grand Sommeil on finit juste par en avoir rien à faire, même si c'est moins compliqué ici. J'ai attendu péniblement la fin.