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Ouf ! J'avais peur que ce soit aussi mauvais que la bouse belge "Dead man talking" mais au moins ici il y a un vrai scénario... et le condamné parle plus que dans le film de Ridremont (ce qui rend le film de ce dernier encore plus idiot puisque c'était censé être le concept principal, un type qui ne s'arrête plus de parler). Non, en fait c'était chouette.


Les meilleurs scènes, ce sont celles où les deux personnages principaux discutent ; je suis d'ailleurs surpris que ça fonctionne jusqu'à la fin, qu'il n'y ait jamais de baisse de qualité. L'intrigue est bien structurée : un objectif principal, des conflits, des résolutions et une évolution des personnages. Les obstacles ne sont pas d'ordre externe ou si peu, il s'agit principalement de voir les deux personnages s'apprivoiser l'un l'autre.


Je suis un peu déçu que le regard des autres ne soit pas abordé de manière plus approfondie : on en parle surtout durant la première moitié du récit mais par après, cela disparaît presque. C'est dommage. Je pense aussi que certaines conversations auraient pu être poussées plus loin, que les deux personnages ne se poussent pas assez à bout ; il aurait fallu que Aldrich passe par là pour secouer tout ça un petit peu.


Je craignais qu'on tombe dans le misérabilisme et ce malgré les deux autres réalisations de Tim Robbins plutôt joyeuses que j'ai pu voir ("Bob Roberts" et "Craddle will rock") ; mais non, Tim ne cède pas à ce voyeurisme malsain, même dans les moments les plus dramatiques, il conserve la bonne distance : assez proche pour émouvoir, assez loin pour ne pas tomber dans le pathos pur.


Faut dire que Tim offre là un bon découpage, exemplaire de simplicité, mais malin. Il montre ce qu'il faut montrer, joue avec les ambiances et le rythme. Les scènes flashback passent assez bien : elles ajoutent un plus à la psychologie du personnage. Elles rythment aussi le film, cassant ainsi le côté pépère des conversations. Les nombreuses scènes de dialogue ne paraissent jamais répétitives, ni par la narration ni par la mise en scène : Tim se contente pourtant de simples champs-contrechamps, mais il utilise bien l'espace tout comme il sait quand décaler sa caméra de quelques centimètres pour apporter quelque chose de plus. Les acteurs sont bons ; j'avais un peu peur que les deux acteurs principaux ne convainquent pas dans ces rôles difficiles, surtout Sean Penn, mais les deux s'en sortent très très bien et offrent ainsi de très belles performances.


La musique est plutôt chouette aussi. Pas seulement le morceau du Boss, mais bien tous ces chants et autres mélodies que Tim insert. Cela ajoute un plus à l'ambiance, surtout que ce n'est jamais trop envahissant et que Tim les place juste là où il faut.


Bref, ce film est sympa à voir. Clairement pas le meilleur film de Tim Robbins mais on y trouve des moments touchants et une réflexion intéressante.

Fatpooper
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le 4 mars 2017

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Fatpooper

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