L'adaptation du roman d'Olivier Guez (prix Renaudot 2017) qui semblait improbable est brillamment réussie. Le film est impressionnant, parfois déroutant par ses aller-retours chronologiques . Il évoque la traque de "l'ange de la mort" angoissé, qui se croit victime et se décompose au fil des années. Il souligne clairement, et avec cynisme, la cavale des nazis et leur recyclage d'après-guerre. Très puissant, ce long métrage repose sur la conviction jusqu'auboutiste et l'obsession du bourreau d'Auschwitz. Son ressenti, en couleur et non en noir et blanc, révèle combien il jouit de cette période dont il est persuadé du bien-fondé. L'interprétation d'August Diehl est remarquable. C'est une vraie leçon d'histoire !