Basil Rathbone est l'un des plus célèbres interprètes de Sherlock Holmes, s'il n'est pas la plus représentative image sur pellicule de ce que à quoi ressembler le célèbre détective. Il était temps de le découvrir avec La dame en vert, le onzième de ses 14 (!) films avec ce rôle phare.
Une mystérieuse affaire empêtre Scotland Yard, qui décide de faire appel à Sherlock Holmes. De jeunes femmes ont été retrouvées mortes, leur index droit amputé. Très rapidement, le grand détective va soupçonner son grand ennemi, Moriarty, pourtant considéré comme mort, d'être derrière une vaste affaire de meurtres et de chantages.
Bâti sur un scénario original, bien qu'il emprunte à certains des écrits de Sir Arthur Conan Doyle, le film n'est guère surprenant, mais pourtant plaisant. La machination mise en place à mesure qu'elle se dévoile intrigue. Si la clé du mystère s'explique par un procédé qui est devenu un peu trop facile au fil des années, il s'intègre parfaitement à l'univers de Sherlock Holmes et de la vogue du mysticisme de ces années.
Ce dernier a toujours un coup d'avance sur les personnages, grâce à son esprit de déduction, et Watson, est un ami un brin pataud qui apporte une douce légèreté au récit. L'un des temps forts du film étant la rencontre entre Moriarty et Holmes, qui fait bien ressentir leur dualité et ce qui les oppose, puis la tentative d'assassinat qui s'ensuit, un savant mélange de tension par le dialogue avant de faire parler la poudre.
Délicieusement désuet, mais assurément entraînant, si le film est un bon exemple de cette série de films avec Basil Rathbone, il donne envie de s'attaquer aux autres. Pour les autres comme moi, curieux, il est entré dans le domaine public, il peut donc être vu sur Internet sans craindre d'aller en Enfer.