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le 29 août 2020
SuivreLe renom de la rose
Pour un cinéaste, engager Catherine Frot, c'est s'attirer presque à coup sûr le capital sympathie du (grand) public mais c'est aussi, si l'on n'y prend grade, la conforter dans une image de râleuse...
La Fine Fleur est à l’image de ses roses immaculées : dépourvu d’odeur, de fragilité, d’originalité en somme – entendue comme unicité et rareté. Voilà une production formatée qui repose sur le choc des cultures : alourdie sous un humour au ras des pâquerettes, elle exploite un manichéisme déjà-vu entre petite exploitation artisanale et grosse production dont l’intérêt touche exclusivement l’argent et la renommée. Le regard porté et sur l’horticulture et sur la réinsertion souffre de clichés que le récit ne fait pas évoluer, sinon de la façon la plus prévisible et niaise qui soit. La métaphore florale et sociale de l’hybridation sauvage manque de subtilité. Des bons sentiments et une suite de retournements de situation algorithmiques. Même Catherine Frot paraît en sous-régime. Un programme téléfilmique de milieu d’après-midi qui n’a pas sa place sur un écran de cinéma.
Créée
le 20 mars 2022
Critique lue 178 fois
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le 29 août 2020
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