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le 4 juil. 2026
SuivrePeau vive
On aurait aimé apprécier davantage le premier long métrage de Julien Gaspar-Oliveri,, mais quelque chose résiste au contact de ses personnages qui s'expriment peu et oscillent entre tendresse et...
Tout, dans La Frappe, nous mène inexorablement à la désolante "Frappe" d'Enzo. Un titre très juste pour un film qui n'est malheureusement pas à la hauteur de son sujet. Julien Gaspar-Oliveri, qui réalise ici son premier long-métrage, a tout de même développé une psychologique des personnages riche et précise. La complexité des relations familiales et passionnelles est bien mise en valeur.
La mise en scène a également quelques qualités, notamment lorsqu'elle prend le temps de donner du sens à certains éléments graphiques et picturaux. Par exemple, l'ouverture du film sur les peaux endormies du père et de son fils est particulièrement à propos. En revanche, on se lasse assez vite des plans de caméra "flottants" qui tentent de capturer la fragilité et la sensibilité des relations, sans jamais véritablement y parvenir. En effet, Gaspar-Oliveri n'utilise que trop peu les décors, les mouvements et le cadrage. Dès lors, le manque de richesse en termes de mise en scène nous empêche d'être ému : on finit par s'ennuyer, et ce malgré l'intensité des enjeux scénaristiques.
La Frappe a cependant la qualité d'être une œuvre inconfortable qui vous laisse comme un caillou dans le cœur… mieux vaut ça qu'un film sans saveur. Bref, venez le découvrir si le sujet vous intéresse - mais pas avec vos parents.
🎬 Cette critique est publiée dans L’Hebdo-Ciné, le journal cinéma hebdomadaire de l’association Radio-Ciné.
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il y a 6 jours
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