Je n’ai pas vu le film original de Danny DeVito, je ne suis donc pas certain de sa teneur, mais pour cette version, bien que l’inversion des rôles traditionnellement donnés à chaque sexe dans un couple soit présente, elle n’est finalement que moteur de comédie sans fond, moteur par ailleurs bien moins efficace que celui qui tourne dans The Incredibles 2.
Pareillement, The Roses donne une vision assez cynique du mariage, du couple en général, et de la fondation d’une famille avec enfants : certes, une telle entreprise demande des sacrifices, des concessions, mais rien qui demande un tel extrémisme du tout ou rien, surtout avec autant de facilités financières. Là aussi, un moteur comédique dénué de profondeur, et qui dresse la toxicité comme inéluctable pour les deux personnages, incapables de se séparer comme le voudrait le bon sens.
Et à la passivité du discours, on en vient rapidement à comprendre que le film de Jay Roach est anachronique. Son humour, souvent gênant dans son vieillot “boomer” (à défaut de qualificatif plus juste), s’adjoint de thématiques d’un autre temps. Plus encore lorsque l’on nous place chez des bourgeois, avec des problématiques bourgeoises, qui n’ont clairement pas la côte dans notre société actuelle qui commence enfin à comprendre les maux du grand capital et à agir en conséquence.
Une fois qu’on a dit cela, il faut aussi admettre que The Roses n’est pas infâme, simplement désuet. Et il contient tout de même quelques scènes qui fonctionnent, portées par des réparties cinglantes qui font mouche dans la bouche d’un casting au charme certain.