"La légende d'Hercule" est ce genre de film qui surfe sur la vague de "300" et avant lui, de "Gladiator"
Sans le grandiose, sans le talent et sans le scénario. Sans rien en fait, y compris Hercule.
Vous vous attendiez à une histoire édulcorée d'Hercule en good guy surpuissant qui va défoncer l'Hydre de Lerne, le Lion de Némée et hop, c'est plié, un peu à la manière du film Disney? Et bien non, même pas.
C'est bien simple, rien ne fait penser à Hercule. Il n'y a pas d'interprétation libre du mythe pour le faire coller à un standard hollywoodien : il n'y a pas simplement pas de mythe!
Certes le "héros" s'appelle Hercule mais il aurait tout autant pu s'appeler Zébulon que l'histoire n'en aurait pas été changée. Il vit en Crète, va en Egypte, devient gladiateur romain on ne sait où environ 1000 ans avant les combats de Rome, mais c'est pas grave, ca montre qu'il est fort et en plus ça fait un peu badass et sanglant et ça ravive l'intérêt du spectateur qui s'est depuis longtemps focalisé sur son tricot parce que c'est plus intéressant.
Pour les personnages, suffit de choper des archétypes de noms antiques, des archétypes de personnages (le roi méchant, le demi-frère méchant aussi et pleutre en plus, la princesse inutile mais moteur de l'histoire parce qu'on avait rien trouvé d'autre). Tout respire le cliché de l'Antiquité si vous demandiez à un enfant de vous raconter Rome et la Grèce. Ajoutez à ça un Hercule bodybuildé dans une tunique trop petite pour lui qui donne l'impression qu'il fait un photoshoot sur le thème "orgie romaine" dans "Têtu" et qui a le charisme et le jeu d'acteur d'un figurant de seconde zone, et vous obtenez le nanar le plus fameux de l'année, à grand renfort d'effets numériques nuls pour rappeler que "ah oui, c'est le fils de Zeus, on va mettre des éclairs!"
Je n'ai pas encore vu le film "Hercule" avec The Rock, mais même la bande-annonce a l'air meilleure que ce "truc" (oui, "film" c'est insultant pour le cinéma")