Après une séparation difficile, une femme trouve non seulement un sublime loft en plein New-York, mais le propriétaire est plutôt beau gosse. Mais au fur et à mesure, elle va se sentir comme épiée.
Après sa mort en 1979, la Hammer n'en finit plus de revenir, de mourir, de produire à nouveau ; certes, il y a eu un gros succès (La dame en noir), mais le studio n'a plus l'air de capter le temps présent, si on en croit les multiples échecs dans la décennie 2010. Et ça n'est pas ce film-là, qui ressemble à un Hollywood Night © des années 1990 qui arrangera les choses...
Ça permet aussi de mettre en lumière la carrière de Hilary Swank : bien qu'elle ait deux Oscars pour Boys don't cry et Million Dollar Baby, elle n'a semble-t-il jamais pu capitaliser sur ces succès, au point de tomber bien bas dans des nanars : qui se souvient de Fusion ? Là, elle semble, non, elle est vraiment mauvaise à jouer dans une émotion comme la peur face à un Jeffrey Dean Morgan qui pue le charisme avec ses tatouages de partout et sa barbe poivre et sel.
Par contre, si la présence de Christopher Lee fait plaisir à voir, il incarne le grand-père du propriétaire du loft, son nom en très gros sur l'affiche est clairement du mensonge, car il doit apparaitre cinq minutes en tout. On sent plus qu'il est là pour représenter la caution Hammer pour un film qui en manque terriblement. Car l'identité anglaise chère au studio y est totalement absente.
Avec un tel procédé, qui renvoie au film Malveillance (sorti à la même époque), jusqu'à reprendre là aussi un plan où Jeffrey Dean Morgan dort en-dessous du lit de Hilary Swank, il est dommage de ne rien en tirer.