Le réalisateur américano-ukrainien nous présente ici une œuvre de grande qualité avec de beaux plans dialogués et une direction d'acteur succulente.
Joe Adams (Henry Fonda) est un ouvrier joyeux avec plein de bonne volonté. À son travail, il fait la rencontre de Jo Ann (Barbara Bel Geddes), une insouciante et ravissante fleuriste. Les deux individus filent le parfait amour jusqu'au jour où le travailleur manuel fait la rencontre de Maximilian (Vincent Price), un individu plus que problématique.
Directement inspiré du film "Le jour se lève" du metteur en scène français Marcel Carné, écrit par le Nantais Jacques Viot, "La Longue nuit" se montre à la hauteur de l'œuvre artistique dont elle s'inspire.
Nous découvrons dans ce long-métrage de mille neuf cent quarante-sept un Henry Fonda majestueux qui, avec sa sublime interprétation, parvient à nous rattacher à son personnage parfaitement incarné. Son évolution dans l'histoire est assez bluffante, tout comme celle de la protagoniste principale qui se montre d'un courage aussi inspirant qu'insoupçonné.
Il faut dire que dans ce scénario adapté par John Wexley, les personnalités qui nous sont présentées sont claires et affirmées grâce la qualité de l'écriture. Ce qui donne à toute l'histoire un intérêt particulièrement fort.
Si ça ne tenait qu'à moi, et s'il devait y avoir un ordre de priorité à faire, ce film serait classé dans le genre "drame" plutôt que dans celui de "policier". Comme il peut nous être présenté sur internet.
Dans le récit, en effet, l'on voit franchement ces escadrons d'agents de police en de nombreuses scènes. Mais, à titre personnel, je ferais passer le genre dramatique avant le reste. De par l'étendue de l'analepse. Les spécialistes du cinéma classeraient ce métrage dans la catégorie "film noir". Cela est juste, je pense. Au vu de ce que l'œuvre filmique nous expose.
Dans tous les cas, cette dernière possède plusieurs styles. Et cela est bien difficile de mélanger les genres sans risquer de s'emmêler les pinceaux. Il n'y a bien que les grands artistes qui réussissent à tout rendre homogène, à unir la beauté du rêve au côté de l'âpreté réaliste.