Emma Becker s'ennuie, Emma veut vivre des choses, dans sa peau, dans sa chair... alors elle va se prostituer à Berlin, parce que pourquoi pas ? Son ambition est au-dessus de tout. Elle veut écrire un livre, mais sa vie est tellement clean qu'elle n'a rien à dire, il faut bien trouver un sujet.
Alors évidemment comme on est dans le chinéma franchais... on prend une star banquable, on lui fait faire des scènes pseudo-érotico-chic (même si elle montre bien son ennui, qui devient assez rapidement le nôtre). Et après ?
Ben rien.
Tout est posé sur la table, rien n'est développé. Pas de réflexion autre que nombriliste, on n'a 0 recul un peu autre que "moi moi et moi". On dit à Emma, on lui hurle même : aimer le sexe est une chose, se prostituer en est une autre !
Mais non, rien à battre.
Que des femmes se fassent violenter, exploiter, tout lui passe au-dessus. Elle-même tombe forcément sur un malade ? On pleure, et on continue.
Ce qui est hallucinant c'est d'être allé chercher Nikita Bellucci pour "aider" Ana Girardot dans des scènes "hot" (elle-même le dit lors d'interviews) alors qu'elle n'est pas mise en valeur et que la scène FMF ne sert strictement à rien.
Le film ne sert à rien, le livre non plus d'ailleurs.
Pour celleux que le sujet des TDS intéresse vraiment... allez suivre Madelaine Rousset (Mads Rousset), TDS elle-même et lectrice de Marx qui va pouvoir resituer le sujet dans un contexte social, économique, bref politiser le travail du s*xe. Nikita Bellucci elle-même en parle dans ses interviews, ici on glisse totalement sur les persos et rien ne nous intéresse.
Or, précisément c'est le problème de ce film et du livre qui dépolitise totalement le sujet du TDS.
Passons.