Tod Browning est surtout adulé pour son film Freaks, la Monstrueuse Parade, sorti 3 ans avant celui-ci mais je ne l’ai pas vu et j’espère corriger ça d’ici peu. Bref, ici c’est un film de vampires. On est en Europe de l’est et un notable du coin est mort subitement, des marques sur le cou. Serait-ce en lien avec cette légende qui traîne ? Enquête et intrigues. Il faut tout d’abord noter la qualité de la photo. Les contrastes sont de toute beauté. On pourra s’agacer de certaines scènes pas très logiques mais on sera amusé par les effets spéciaux d’un autre temps mais qui gardent tout leur charme. On aimera aussi l’interprétation très britannique. Surtout, on sera très agréablement surpris par un twist final qui paraît assez osé, comme s’il y avait déjà une méta-réflexion sur le personnage du vampire au cinéma. On est en plein cœur des années 1930 et Browning propose déjà une relecture du cinéma fantastique et de l’escroquerie sur laquelle il repose. Malin et rafraîchissant.