Une jeune fille raconte comment elle rêvait d'intégrer un groupe de jeunes à scooter, les Marioles, et comment ça a mal tourné.
D'après Frédéric Dard, qui écrit lui-même les mauvais dialogues du film, Gérard Oury réalise un vilain drame parce que sa mise en scène est pauvre, plan-plan, et que sa direction d'acteurs laisse franchement à désirer. De telle façon que les comédiens rament. La plus exposée étant Marie-José Nat, gracieuse mais dont le personnage empoté finit par agacer.
Il faut dire qu'au cœur de l'intrigue et malheureusement incontournables, les Marioles, joués par des comédiens transparents, incarnent de grotesques ados attardés, jeunes adultes aux jeux d'enfants. De grands dadais, comme le dit l'héroïne elle-même, dans un de ses rares moments de lucidité. Autre époque, autres mœurs mais, tout de même, c'est une représentation de la jeunesse tout en niaiserie dépourvue d'authenticité. Ce qui était, au demeurant, fréquent dans cinéma des années 50-60.
A ce fait divers provincial et très secondairement policier, il aurait fallu du style et un réalisateur inspiré, au moins pour donner de l'intensité et de la densité à ce sujet quelconque et pour compenser, peut-être, la faiblesse des personnages tels que mis en scène par Oury.