Une jeune femme quitte sa province québécoise pour aller à Montréal, à la recherche d'un père qu'elle ne connait pas. Elle va être ballotée d'amants en divers métiers, jusqu'à des personnages pittoresques.
La mort d'un bûcheron est le film qui a placé le cinéma canadien sur l'échiquier mondial, puisque présenté à Cannes en 1973. Inspiré de Maria Chapdelaine, puisque l'héroïne interprétée par Carole Laure s'appelle de la même façon, à une lettre près dans le prénom, c'est en fin de compte le récit d'une jeune femme qui cherche à s'accomplir, je dirais presque que la quête paternelle est secondaire.
En dépit d'images parfois sublimes, et d'une actrice principale dévouée à son rôle, avec une scène assez sensuelle où elle imite nue un félin qui rampe (elle est stripteaseuse à un moment donné), je dois dire que le résultat donne plus dans l'ennui qu'autre chose.
Car le film dure près de deux heures, et je dois dire qu'on les sent passer tant il ne se passe pas grand chose autre que Carole Laure qui rencontre à chaque fois un homme (ou une femme) qui pourrait la renseigner sur son père... jusqu'aux dernières minutes où ça semble s'arrêter soudainement, car en fin de compte, si on excepte le titre, nous ne sommes pas plus avancés.
Au final, malgré une certaine réputation, et une Carole Laure qu'on retrouvera quelques années plus tard dans Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier, j'en ressors assez déçu.