Après avoir quitté son petit ami du jour au lendemain, une jeune femme va travailler comme infirmière dans une maison de retraite éloignée de tout, en compagnie d'une autre personne. Petit à petit, elle va se rendre que ses pensionnaires sont quelque peu étranges.
Le film est sorti en salles françaises le même jour que Shining, et le gros succès du Kubrick a complètement dissimulé le travail de Raphael Delpard, dont il faut dire que c'est plus proche du nanar qu'autre chose. Je ne comptais plus les faux raccords, le micro qu'on voit au moins deux fois, les incohérences du scénario (car il faut savoir qu'il y a toujours une hache dans une chambre d'infirmière), le maquillage en mousse (c'est le cas de le dire pour un certain cadavre), la lumière très moche et surtout, la quasi totalité des acteurs et actrices qui sont mauvais comme des cochons ! Isabelle Goguey, le rôle principal, a l'air d'être totalement ingénue, et les pensionnaires semblent tous sortis d'un film de Jean-Pierre Mocky à en faire des caisses. Seule Charlotte de Turckheim, dans un de ses premiers rôles, s'en sort à peu près, mais elle a eu l'intelligence de ne rester qu'une quinzaine de minutes, mais aussi de renier ce film !
Quant à l'histoire, elle aurait pu être résumée en quelques minutes, mais on sent les longueurs, le rythme alangui, les portes qui ont l'air d'être en balsa... Je ne suis pas un grand spécialiste du nanar, mais il faudrait au moins rire du film, et c'est plus chiant qu'autre chose. Ne parlons pas de la musique, strident au possible, avec l'utilisation d'un seul violon...
On râle souvent sur l'absence de films gore français ; mais quand ils sont aussi mauvais que celui-là, le budget ne doit pas être une excuse, c'est plus une souffrance de voir ça.