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Après avoir tourné plus de 200 films et incarné des rôles de prostituées, Kinuyo Tanaka aborde d'un regard féminin, la difficile réinsertion des femmes issues du milieu de la prostitution.

Le Japon a voté une loi en 1958 pour la fermeture des maisons closes suite aux polémiques suscitées par le dernier film de Kenji Mizoguchi, "La rue de la Honte".

C'est dans le film "La vie d'O'Haru femme galante" de Mizoguchi, que l'actrice/réalisatrice Kinuyo Tanaka incarne le rôle d'une ancienne prostituée, séduite par un prince dont l'épouse est stérile, puis vendue comme courtisane.

Ce même réalisateur l'a "empêchée" dans son statut de réalisatrice.

Elle a d'autant plus de mérite de passer à la réalisation dans une période où peu de femmes y étaient destinées.

Pour en revenir au film, hormis le passage dans la maison de réinsertion, Kinuyo s'attarde surtout sur le portrait et le parcours d'une ex-prostituée Kuniko, incarnée par la magnifique Chisako Hara.

La directrice du centre mise énormément sur la réinsertion de Kinuko, laquelle quittera le centre pour occuper différents emplois.

Dans une épicerie, elle travaille jusqu'à usure, peu rémunérée...Bien décidée à quitter cet emploi d'une manière ou d'une autre. L'occasion lui sera donnée lorsque l'acariâtre propriétaire des lieux s'absentera le temps d'une nuit, laissant son époux, seul, avec Kinuko déterminée à se venger..Surtout après que son passé soit révélé.

Ensuite, elle travaille dans une usine, expérience peu concluante, les employées femmes, la jalouse et se jettent sur elle sauvagement pour la défigurer et la marquer au fer rouge.

Alors qu'elles s'adonnent elles-même à la prostitution de temps en temps, bien qu'elles ne soient pas dans le besoin et aient un ami ou mari dans leur vie.

Avec difficulté, Kinuko réussit à revenir au centre de réinsertion, où elle est soignée.

La directrice, incarnée par la bienveillante Mme Nogami (Chikage Awashima), croit toujours en elle, la rassure, et lui propose un troisième emploi.

Son dernier emploi, au sein d'une pépinière semble lui convenir, d'autant plus, que le couple qui l'embauche est sympathique et plutôt bienveillant à son égard.

Le jardinier, qui lui apprend le métier, tombe amoureux, se moquant de son passé.

Malheureusement, les parents de ce dernier refuseront le mariage désiré par le duo.

Kinuyo n'a qu'une envie, fuir son proxénète, revenu à la surface, histoire de se faire de l'argent sur son dos.

La jolie Kinuko, rose sauvage pleine d'épines, plutôt que princesse, sera rattrapée constamment par un passé encombrant.

Joli film "moderne", bénéficiant d'une excellente photographie.

Final à l'appréciation du spectateur..


PassionArt7
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le 10 mars 2026

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