En quelque sorte, La Princesse des fleurs, c'est un plagiat de Cendrillon. Sauf qu'au lieu d'aller au bal, la princesse part faire un concours de compositions florales. Ça reste un passe-temps tout mignon.
Ce ne serait pas si désagréable s'il n'y avait pas les poncifs du genre : CAD la princesse voulant être considérée comme une personne normale (ben non, tu es tout sauf normale, tu es princesse, problème de riche), le rival russe fourbe (son père était du KGB !), l'amoureux au cœur brisé.
Ce qui m'a en plus perdu, c'est que la princesse et son amie passent leur temps à mentir à tout bout de champ sur ce qu'ils sont vraiment. A un moment, j'ai commencé à perdre le fil lors de la scène du déjeuner au restaurant où, via une oreillette, elles essaient de répondre en même temps aux questions que leurs mecs posent. Même l'actrice, encore une illustre inconnue, je suppose, je n'ai même pas cherché à vérifier qui c'était, par moment, en voyant la perplexité effleurer son joli minois, je ne l'ai pas senti convaincu par ce qu'on lui faisait jouer.
Ce qu'on peut leur accorder à tous, c'est qu'ils sont motivés à faire ce qu'ils ont envie dans la vie. Et tant pis si ça ne plaît pas à papa et maman. Ils se battent pour ça. Ils sont persévérants. Et ils parviennent à concrétiser leur projet (ouvrir une boutique de fleurs, devenir princesse ou prince).
Suffisant pour t'interroger trois secondes avant d'éteindre ta télé et te dire "ouais, j'aimerais bien moi aussi plaquer mon boulot de merde payé trois francs six sous et mon connard de patron pour ouvrir une boutique".