7
le 10 mai 2025
SuivreOn n’a pas le choix
On pourrait croire, en abordant La Promesse, que les frères Dardenne racontent une histoire modeste. Un fait divers presque : un jeune garçon, Igor, pris dans la nasse d’un trafic d’ouvriers...
Pensé comme diptyque avec Rosetta, La Promesse en constitue une variation plus maîtrisée : sur un renversement des motivations personnelles, la jeune fille sacrifiant tout pour trouver un emploi là où Igor quitte son apprentissage en mécanique, les frères Dardenne interroge l’épanouissement d’une jeunesse au sein d’une Belgique désolée, en pleine crise économique, compose le portrait du parent défaillant en ce qu’il retire son enfant du système scolaire ou professionnel par contraintes directe ou indirecte – les appels téléphoniques intempestifs de l’un, les chutes dans l’alcoolisme de l’autre. De même, les films captent bien les passages de leurs personnages, leurs déplacements (sens physique) comme leurs évolutions (sens moral) matérialisés par des voyages quotidiens à pied ou en mobylette. La mise en scène articule intelligemment les plans d’ensemble, dessinant un paysage urbain monotone et sale, et les plans resserrés qui nous intègrent dans l’urgence des situations.
La Promesse surprend par son refus de ton schématisme : Igor s’avère des plus surprenants, semble improviser son comportement à l’égard de son père ou de la veuve Assita selon ses états d’âme ; de manière similaire, Roger peut passer de la plus grande violence à la tendresse joviale. Ce balbutiement de caractères contribue à la complexité des personnages, qu’interprètent de remarquables comédiens, Jérémie Renier – pour son premier rôle – en tête. Une belle réussite.
Créée
le 1 avr. 2025
Critique lue 31 fois
7
le 10 mai 2025
SuivreOn pourrait croire, en abordant La Promesse, que les frères Dardenne racontent une histoire modeste. Un fait divers presque : un jeune garçon, Igor, pris dans la nasse d’un trafic d’ouvriers...
7
le 9 août 2019
SuivreQuelque part dans une ville industrielle, des immigrés clandestins viennent travailler de manière illégale pour un homme qui les exploite. Cet homme a un fils, Igor, qui vit avec lui et au milieu de...
1
le 7 mai 2018
SuivreCertains appellent ça du cinéma social, du cinéma naturaliste, j’ai même déjà entendu de « cinéma moderne » de la part d'une collègue qui enseigne l’audiovisuel à des adultes ... Moi j’appelle ça du...
2
le 1 févr. 2023
SuivreNous ne cessons de nous demander, deux heures durant, pour quel public Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu a été réalisé. Trop woke pour les Gaulois, trop gaulois pour les wokes, leurs aventures...
3
le 19 janv. 2019
SuivreIl est une scène dans le sixième épisode où Maeve retrouve le pull de son ami Otis et le respire tendrement ; nous, spectateurs, savons qu’il s’agit du pull d’Otis prêté quelques minutes plus tôt ;...
5
le 11 sept. 2019
SuivreÇa : Chapitre 2 se heurte à trois écueils qui l’empêchent d’atteindre la puissance traumatique espérée. Le premier dommage réside dans le refus de voir ses protagonistes principaux grandir, au point...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème