6
le 19 déc. 2016
SuivreLe monstre familial.
Je ne suis pas un grand admirateur de Chabrol mais s’il y a bien une période durant laquelle je le trouve au meilleur de son inspiration, c’est bien celle couvrant la fin des années 60 et le début...
Stéphane Audran, muse de Chabrol à son apogée, joue le rôle à la perfection dans une affaire sordide.
Monde cruel au scalpel.
Libre tel un lâcher de ballons.
Le film d’emblée nous plonge dans la violence domestique. Celle d’un père en proie à une crise qui tente d’étrangler sa femme et envoie valdinguer son fils de 4 ans contre un meuble au sol. Stéphane Audran, perdue, prend son fils sous le bras et l’emmène à l’hôpital. La séparation est la seule issue vu ce qu’elle endure depuis plusieurs années, contrainte d’entretenir son mari drogué et oisif, se faisant passer pour un écrivain. Au passage, Jean-Claude Drouot surjoue et son jeu est invraisemblable, pleurnichant sur son sort sans même se soucier de son fils à l’hôpital ayant une jambe cassée et un traumatisme crânien, grâce à lui. Issu de la haute bourgeoisie, son père joué par un Michel Bouquet teint en blond, encore plus cynique que d’habitude, s’empresse de charger un truand (Jean-Pierre Cassel), qu’il sait être dans le besoin, de trouver des preuves de l’éventuelle amoralité de sa belle-fille. Il n’a jamais apprécié leur mariage et leur a toujours mis des bâtons dans les roues. Le déroulé de l’histoire devient glauque au fur et à mesure du film, lequel fait état d’énormités et d’invraisemblances. Chabrol part dans tous les sens pour dénoncer le pouvoir de l’argent, le sadisme, la misère intellectuelle, la perversion sexuelle, la corruption de la Bourgeoisie. Cela en devient grotesque ! Une pension de famille délabrée dans laquelle vivent trois vipères jouant au tarot et épiant les faits et gestes des pensionnaires, un artiste de théâtre au chômage et le mari (Jean Carmet) adepte de la bouteille du matin au soir, en cachette de sa femme, tenant cette pension complètement hétéroclite. C’est là qu’Hélène Régnier (Stéphane Audran) s’est installée, sur les conseils du docteur Blanchard, afin de séjourner non loin de l’hôpital où se trouve son fils. Au passage, ce médecin n’y est pratiquement jamais et ne lui est pas d’un grand secours. Ludovic Régnier, le grand-père, moyennant finances, surveille sa belle-fille et manigance moultes raisons contre elle, dans l’espoir d’obtenir la garde de son petit-fils, de la mettre sur la paille et l’isoler de toutes ses ex-amies. Malgré tout, Hélène Régnier semble tenir bon. Dès le départ elle a pu rencontrer un avocat joué par Michel Duchaussoy auquel elle a relaté ses déboires et pour lui, il ne fait aucun doute que la garde de l’enfant ira exclusivement à la mère. Pas un Chabrol habituel. Après (re)visionnage je baisse ma note à 6*.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste 2026-ARTE et autres
Créée
le 14 avr. 2025
Modifiée
le 21 janv. 2026
Critique lue 38 fois
6
le 19 déc. 2016
SuivreJe ne suis pas un grand admirateur de Chabrol mais s’il y a bien une période durant laquelle je le trouve au meilleur de son inspiration, c’est bien celle couvrant la fin des années 60 et le début...
2
le 4 juil. 2025
Suivrele 4 juil. 2025
La rupture, c'est le divorce dont Hélène entame la procédure. Son riche beau-père manigance pour lui arracher la garde de son petit-fils.Claude Chabrol tourne un navet à Bruxelles. Le décor principal...
8
le 23 janv. 2014
Suivrele 23 janv. 2014
L'ambiance de ce film est lourde, stressante, malsaine. Les personnages sont très typés (presque caricaturaux) . Et nul espoir de les voir évoluer durant le film. Le grand bourgeois magistralement...
4
le 1 nov. 2024
SuivreDurant quasi 1 h le réalisateur s’éternise sur danses lascives, sexualisation intensive d’Anora, avant d’arriver au but. Ensuite on assiste au mariage express made in USA à Las Vegas entre Anora et...
9
le 29 juil. 2026
SuivreAprès l’avoir (re)vu, Jeanne Moreau y est dans son élèment plus que jamais. Elle incarne avec froideur, une femme à la fois vénale et fatale. Grâce à des flash-back, on découvre que cette femme est...
8
le 7 août 2025
SuivreLe film bénéficie d'une belle restauration. La photographie est superbe et l'atmosphère des années 1950 bien rendue, tant sur le plan psychologique que sur le milieu du travail. C'est quasi un...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème