Parmi les films tournés en tant que réalisateur par Clint Eastwood, La sanction mérite assurément l'une des premières places dans le bas du classement. Dans les premières minutes, le professeur Clint repousse les avances d'une de ses élèves et prend date pour une nouvelle mission. Car outre son travail d'enseignant et sa passion pour l'art, notre homme est un liquidateur pour le compte d'une organisation oeuvrant pour le monde "libre", du moins on l'imagine. Les premiers dialogues entre Clint et son supérieur, un albinos, donnent le ton : pour la finesse, on repassera, pour l'humour avec des moufles, c'est pile poil dans le mille. S'ensuivent des scènes sans intérêt d'entrainement physique puisqu'il s'agit de grimper le redoutable Eiger, dans les Alpes. Ladite ascension, censée être le point culminant de l'intrigue, accouchera d'un maigre suspense. Passons sur la mise en scène, faiblarde, qui multiplie les vues d'hélicoptère, faute d'idées. Le pire est ailleurs dans la misogynie crasse de l'ensemble à laquelle on peut ajouter quelques relents racistes et homophobes. Quel film, mes aïeux !