Cliffhanger in the seventies
Avant Cliffhanger avec Sylvester Stallone, il y a eu The Eiger Sanction avec Clint Eastwood. Et c'est là qu'on se rend compte que les années 70, c'était vraiment cool.
Quand Valéry raconte qu'il honorait la Lady, aujourd'hui on prend ça pour une grosse blague, mais quand on voit la reconstitution historique précise des seventies que constitue ce film, on se dit que finalement c'est crédible.
Donc Clint joue un professeur d'art/alpiniste/espion à la retraite, qui reprend du service pour "sanctionner" (comprendre dégommer) un espion du camp ennemi. Sauf qu'il ne sait pas précisément qui c'est, juste qu'il fait partie d'une cordée internationale qui va tenter une ascension de l'Eiger (une montagne suisse). Il se joint donc au groupe dans ce dangereux défi en espérant démasquer et sanctionner en cours de route son mystérieux adversaire.
Sauf qu'en fait une bonne part du film suit la remise en forme de notre héros dans un camp de vacances dans le désert américain, à peine dérangé par d'autres potes espions. Et puis on s'en fout un peu, le plus drôle étant de suivre Clint qui fait du Clint, à savoir le gros macho râleur de base, qui est presque désolé de devoir éconduire (ou pas) toutes les beautés qui lui tournent autour et qui n'ont pas froid aux yeux à coup de tapes sur le postérieur, de l'étudiante à l'amazone muette, en passant par Melle Beaucul (sic) ou la française infidèle.
A côté de ça, on a des bouts de films d'espionnage 70's-style mais avec des espions qui sont en fait de gros tocards, sauf le chef du réseau de Clint, assez effrayant (normal c'est un vampire). Et un twist final invraisemblable (comme quoi Sixième Sens n'a rien inventé).
Donc un film très moyen, rattrapé par les scènes finales d'alpinisme extrême et l'inénarrable Clint en tombeur malgré lui (à la Valéry).