Motivé par l’énorme succès du film de Dario Argento, «L’Oiseau au Plumage de Cristal» et de nombreux autres «Gialli», le producteur Marcello Danon décida en 1971 de profiter lui aussi de ce filon à cette époque, extrêmement lucratif.

Le scénariste Tonino Guerra est alors contacté pour écrire un script reprenant fidèlement les nombreux codes du genre. Si le célèbre dramaturge se montre intéressé, il préfère finalement passer la main à l’une de ses connaissances, Lucile Laks, gardant tout de même un droit de regard sur le scénario final.

Danon choisit de confier la mise en scène à son ami Paolo Cavara, réalisateur de nombreux documentaires, spécialiste du «Mondo», connu pour avoir co-réaliser le «fameux», «Mondo Cane».

Allouant au film un budget assez confortable, Marcello Danon entoure Cavara de gens parmi les meilleurs acteurs et techniciens transalpins de l’époque. Ennio Morricone à la musique, Marcello Gatti à la photographie, Luigi Urbani aux décors... Giancarlo Giannini, Rossella Falk, Stefania Sandrelli, Silvano Tranquilli au cast. Un cast complété par Claudine Auger, Barbara Bouchet et Barbara Bach.

Si le film est effectivement bien joué, techniquement irréprochable et plutôt agréable à suivre, il n’a malheureusement absolument rien d’original. Faute notamment à un scénario extrêmement convenu (le terme «Déjà-Vu» prend ici toute sa signification), «La Tarentule au Ventre Noir» se retient finalement comme rien d’autre qu’un banal best-of du genre.

Cavara, en bon élève, s’applique de son côté, à respecter strictement le cahier des charges de tout bon «giallo», sans tenter lui non plus, de proposer quelque chose de plus.

Cette nouvelle histoire à la sauce «whodunit» met donc logiquement en scène un tueur ganté coiffé d’un chapeau (son look rappelant étrangement celui du bourreau de «Six Femmes pour l’Assassin», le chef d’oeuvre de Mario Bava), exécutant des meurtres à l’arme blanche, le tout mâtiné d’érotisme totalement gratuit... Manque ici un élément (et pas des moindres), l’habituelle ambiance gothique chère aux grands maitres du genre.

Avec un scénario plus singulier et un minimum de prise de risques, «La Tarentule au Ventre Noir» aurait pu assurément figurer parmi les références du «Giallo». Dommage.

Massimiliano_N
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le 24 avr. 2025

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Massimiliano_N

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