Film classé dans les 1001 films à voir avant de mourir (ces anglais ont un humour spécial)
Le livre de John Le Carré était tellement compliqué que faire tenir le film en deux heures était une gageure. Et le plus dur était d’arriver à faire quand-même tout comprendre. J’avoue que je n’ai pas tout compris et que cette histoire n’est pas claire du tout même en ayant été attentif.
Pour essayer d’éclaircir un peu disons que Vieil imper à lunettes (Gary Oldman) va mener une enquête secrète au sein du Cirque, un service secret britannique, avec l’aide de Jeune blondinet (Benedict Cumberbatch) pour démasquer la « taupe » soviétique infiltrée. A partir de là je mets tout au conditionnel car rien n’est explicite dans le film, pourtant au rythme d’escargot où ça va, ils auraient pu faire un effort.
D’après Vieux schnock (John Hurt), l’ancien chef du service, le coupable serait à trouver parmi Riri, Fifi, Loulou et Zouzou, voire même Imper à lunettes lui-même. A vrai dire on se fiche pas mal de qui est coupable tellement on a du mal à comprendre qui est qui. Loin d’être des James Bond, les espions montrés dans le film sont des fonctionnaires ternes qui se ressemblent tous, et qui n’ont aucune épaisseur à cause de la mise en scène qui semble fauchée. Imper à lunettes l’enquêteur est lui-même tellement lent que même Derrick est un modèle de vivacité en comparaison.
On nous parle aussi de Karla qui serait non pas une belle italienne mais un agent soviétique que l’on ne voit jamais, d’une mission en Hongrie qui aurait échoué dont on ne voit rien non plus.
A la fin il semblerait que Loulou soit la taupe. On nous le présente ainsi tel quel sans que l’enquête préalable nous ait rien appris et avec une explication très sommaire sur ses motivations.
Trop de personnages, trop de références inexpliquées à des épisodes passés, le film est décidément trop complexe et à recommander uniquement aux passionnés de l’univers de l’espionnage.