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Ça c’est ce que nous a demandé une dame inconnue assise à côté de ma mère et moi en se levant à la fin du générique en souriant.

Ce film chorale à travers sa double enquête, les héritiers qui découvrent la vie de leur ancêtre commune et la même ancêtre qui découvre le Paris de la Belle Époque dans lequel elle part à la recherche de sa mère, m’a beaucoup évoqué le génial « Porteur d’histoire » d´Alexis Michalik. Là aussi le spectateur prend plaisir à découvrir ce Paris touristique et en costumes, où d’ailleurs les habitants ont des mimiques et des façons de parler très modernes mais sans que ce soit caricatural, c’est surtout pour qu’ils soient plus proches de nous, et là aussi on prend plaisir à reconnaître les illustres noms et personnages de la fin du XIXe et début du XXe siècle.

Le film m’a aussi rappelé le plus récent Je verrai toujours vos visages avec cette réunion d’inconnus qui apprennent peu à peu à s’apprivoiser et à se trouver des terrains d’ententes, mais comme dans ce dernier on regrette un peu que les personnages plus secondaires soient traités un peu artificiellement.

Pareil pour les thèmes qui sont balayés un peu rapidement : la transmission ( à travers la généalogie mais aussi l’apprentissage de la lecture et du français), l’art, les relations amoureuses ( et leurs triangles), le désir, la dénonciation des fausses promesses économiques et écologiques des promoteurs immobiliers, la critique du numérique et des contenus instagramables, tout ça s’entremêle de façon un peu pataude et le film ne propose pas de réflexion profonde sur l’un de ces sujets préférant les aborder tous.

Je regrette aussi le traitement des personnages masculins qui dans le passé sont tous soit chiens fous, jeunes niais ou vieux libidineux là où les mâles de l’an 2025 sont beaucoup plus profonds et sensibles, comme quoi un homme déconstruit c’est vachement mieux.

Alors oui je vois plein de choses à redire, un peu de maladresses, c’est incroyablement naïf et gentil, plein de bons sentiments qui n’ont pas manqué de me tirer des petites larmes, le casting aussi fait plaisir à voir, et oui, madame, moi aussi j’ai passé un bon moment.

Julie_Molinas
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le 31 mai 2025

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Julie Molinas

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