Une maison abandonnée réunit une cousinade qui ne se connait pas lors d'un héritage improbable. Parmi les 30 cousin·es, 4 d'entre elleux sont mandaté·es pour visiter/décider quoi faire de cette ruine perdue. Iels vont découvrir à travers objets et lettres la vie de leur aïeule Adèle qui a quitté cette maison pour monter à paris à la fin du 19 siècle et essayer de retourver sa mère.
Je suis partagé, moi qui suis Klapisch depuis ses débuts et mon adolescence, j'ai toujours une sympathie pour ses films. Là j'adore le personnage de Vincent Macaigne même s'il est attendu, j'adore le coté un peu transgressif, en mode on va faire la fête sous drogue avec Victor Hugo, le coté réécriture de l'histoire de l'art, l'amour de filmer Paris et j'aime la capacité du réalisateur à nous proposer des personnages "sympas".
Les allers/retours entre les deux époques (aujourd'hui et 1895) avec des transitions parfois vraiment tiré par les cheveux - une doloréanne avec le Doc aurait même été plus fine - marchent moyennement mais j'ai kiffé les balades dans le Paris de 1895. Mais alors qu'il nous montre la tour Eiffel et le Sacré Cœur fraichement érigés, il fait l'impasse sur la Commune de Paris ce qui confirme définitivement que Klaspisch est bien du coté des versaillais et donc de droite.
La bourgeoisie du cinéma français est donc bien à l'honneur, à l'image de son pure produit Suzanne Lindon qui joue aussi mal que ses deux parents réunis, c'est dire. Après les autres jeunes (souvent tout aussi cliché de la reproduction de cette classe) sont parfois drôles et c'est toujours plaisant de voir une nouvelle génération arrivée dans le panthéon de Klapisch, cœur sur Pomme au passage.
Bref ça serait comme un téléfilm à grands moyens avec pleins de bons sentiments qui évoquent en moi des réactions contradictoires: à la fois c'est confortable, à la fois on aurait envie que tout ces clichés à l'écran et en dehors explosent enfin. Mais le moment passé reste agréable.