4
le 4 janv. 2020
SuivreNavet d'automne
Plus d’un an et demi après sa Palme d’or surprise (tout le monde attendait Cold war, Burning ou Dogman, mais ce fut Une affaire de famille), Kore-eda Hirokazu, sous l’impulsion de Juliette Binoche,...
Méta film mettant en abyme la question du jeu de l'acteur en opposition avec le sentir vrai, et indirectement les apparences contre la réalité et le mensonge de la création contre la vérité, le dernier film de Kore-eda n'est pas sans rappeler The third murder - où l'accent est posé sur la dualité du verbe, à la fois transcription de la réalité mais aussi fiction, invention, recréation de la réalité..
Fort de son dernier succès à Cannes où il a pu enrichir son carnet d'adresses, Kore-eda se fait plaisir en réunissant du joli monde avec la vérité, nouvelle variation sur la famille, mais lâche la bride au film social (Nobody knows, Tel père, tel fils, après la tempête, une affaire de famille). Ici Binoche et Deneuve s'affrontent après qu'il leur a donné leurs armes respectives, pendant qu'il jouit tranquillement du spectacle assis sur son fauteuil de réalisateur, tel un empereur romain au cirque. La trame est écrite, il n'y a plus qu'à laisser faire, le reste vient tout seul, naturellement – le talent s'exerce sans qu'il ait à le pousser. Hommage à la France, à son tempérament et à ses actrices, Kore-eda offre surtout un film à Deneuve comme on offre une palme d'honneur pour services rendus à l'art cinématographique. Et elle ne décline pas l'invitation, au contraire, elle démontre qu'elle la mérite. Puis elle aussi elle s'amuse dans ce jeu de miroirs qui se dédouble, voire se triple, dans lequel elle apparaît comme un poisson dans l'eau.
Un film fluide, intelligent car induisant la réflexion, où le réalisateur s'efface humblement derrière ses actrices auxquelles il offre cette rose automnale.
Créée
le 17 mai 2020
Critique lue 158 fois
4
le 4 janv. 2020
SuivrePlus d’un an et demi après sa Palme d’or surprise (tout le monde attendait Cold war, Burning ou Dogman, mais ce fut Une affaire de famille), Kore-eda Hirokazu, sous l’impulsion de Juliette Binoche,...
7
le 2 janv. 2020
SuivreAprès s’être penché sur ce qui fonde l’authenticité du lien père-fils dans « Tel père, tel fils » (2013), Hirokazu Kore-eda, entre temps auréolé à Cannes par la Palme d’Or 2018 pour « Une Affaire de...
6
le 28 nov. 2019
SuivreQuelle surprise de voir Hirokazu Kore-Eda s’inviter dans le cinéma français et s’essayer à un tournage dans la langue de Molière après avoir reçu une Palme d’or il y a deux ans pour « Une affaire de...
5
le 17 janv. 2018
SuivreReconnaissons d'abord le mérite de Luca Guadagnino qui réussit à créer une ambiance - ce qui n'est pas aussi aisé qu'il ne le paraît - faite de nonchalance estivale, de moiteur sensuelle des corps et...
5
le 18 janv. 2018
SuivreComédie romantique de ciné indé, au ton décalé, assez girly, un peu cheesy, pour grands enfants plutôt que pour adultes, bien américaine, séduisante grâce à ses acteurs (Saoirse Ronan est très...
4
le 12 févr. 2026
SuivreFilm parabole sur le mal-être des garçons adolescents, The Plague parvient à déconstruire avec justesse les mécanismes de harcèlement, de domination et de discrimination dans un cadre froid, presque...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème