Petit chef d'oeuvre d'efficacité, ce premier film de Jean-Paul Rappeneau, c'est du champagne et du bon, surtout qu'il date de 1966.Le rythme y est élevé et tout est super bien cadré avec ce joli noir et blanc qui passe très bien.Avec légèreté, on découvre une belle collection de personnages secondaires aussi,reflets de cette France occupée avec Henri Garcin, Mary Marquet et Pierre Brasseur . Ce film s'avère encore une subtile réflexion sur l’héroïsme et l’engagement .Tout est délicieux. Dès le générique tout à la gloire de la beauté de Deneuve,j'ai passé un très bon moment avec ce personnage placide de Philippe Noiret bien jeune encore. Rappeneau qui adore les actrices qui parlent vite, a trouvé l'actrice idéale pour son personnage féminin avec Catherine Deneuve qu'il retrouvera dans Le sauvage en 1975. Assez novateur pour l'époque dans son traitement de notre habituelle vision de la guerre, la mise en scène est elle aussi très élaborée. La caméra est sans cesse en mouvement.Cette indifférence de la communauté aristocrate en période de conflit donne un ton sympathique au film. La romance se perpétue en délaissant volontiers la solennité des événements avec le débarquement de Normandie qui se prépare. Jean-Paul Rappeneau arrive à parler d'un sujet grave sur un ton léger.Les gags sont très bons surtout avec le personnage d'Henri Garcin, résistant amoureux.