Il n’y a rien à retenir de ce film de vengeance qui avance comme une péniche coincée dans une écluse… même pas le bon gars Gabin, pas vraiment à l’aise dans le rôle du pauvre type vindicatif…! rien à retenir si ce n’est -tout de même- une charmante blonde qui a rapidement le béguin pour le Gabin désemparé : Nadia Gray est ravissante et… à tous points de vue (au pluriel), vraiment ravissante.
Et même qu’on se demande si elle porte… non, vraiment, j’en n’ai pas l’impression, ce qui la rend encore plus ravissante, si, si. Le seul bémol concerne peut-être sa coiffure typique des années 50, une coiffure très sophistiquée de ce temps-là… elle devait sûrement y passer des plombes chez le coiffe-cul !
Cela dit, ce n’est pas elle, ‘la vierge du Rhin’ mais elle pourrait l’être, oui, oui. Mais donc, quoi qu’il en soit, je meuble à fond, tout comme le film à dormir debout... Alors quid de ce vague polar à cent cinquante francs (anciens bien sûr) ? eh bien, pas grand-chose ou plutôt trois fois rien, ce qui ne pèse pas lourd. Ce qui pèse lourd, c’est le sommeil qu’il prodigue… en même pas une heure et demi ! faut vachement avancer à l’avance rapide…
Parce que ce truc est bidon de A à Z et aussi nerveux qu’un Maigret… ouais, c’est dire la catastrophe de ce fouillis invraisemblable à dormir debout ! je donne 1 point pour l’ingénue Nadia, ‘une brave fille’ comme dit Gabin dans le film mais un peu plus que ça quand même (ah quelle blondeur ! ça sent les Walkyries et Wagner).