- J'ai regardé Labyrinth ce week-end !
- Ah ouais, le truc avec les mecs enfermés dans un labyrinthe géant ?
- Non, pas cette merde, le vrai Labyrinth, celui de Jim Henson.
- Ah... Connais pas.
Et c'est bien dommage.
Car Labyrinth de Jim Henson est un chef-d'œuvre comme on n'en fera plus. Le maître des marionnettes et du production design généreux, tangible et fait de carton-pâte livre une nouvelle démonstration de son génie. Comme avec Dark Crystal, chaque plan provoque la même réaction : « Mon Dieu... le travail monumental qu'il y a derrière tout ça. »
Labyrinth, c'est un récit épique porté par une bande originale excellente, des personnages marquants et un univers qui parvient à mêler humour, aventure et dramaturgie avec une aisance déconcertante. Quand on connaît l'univers de Henson, sa collaboration avec David Bowie paraît finalement évidente. Tous deux étaient des créateurs décomplexés, et disruptifs capables d'oser, d'inventer et de repousser les limites de leur art comme peu d'autres l'ont fait.
Labyrinth est un film à voir seul ou à plusieurs. Les enfants y trouveront un monde fascinant, et les adultes se rappelleront qu'un film réalisé sans CGI, et bientôt sans IA... peut encore dépasser une grande partie de la production actuelle.