Le patron d'une agence de publicité, obtus de sa personne et dragueur invétéré n'ayant que peu d'estime pour la gent féminine, va se cogner contre un poteau et à son réveil, découvrir que les rapports entre les hommes et les femmes sont inversés.
Avant tout, il faut préciser que c'est un remake de Je ne suis pas un homme facile, qui était par ailleurs le premier film français made in Netflix. La plateforme n'a pas pris de risques pour raconter exactement la même histoire, avec Sacha Baron Cohen ainsi que Rosamund Pike. Ce qui est à la fois sa limite, adieu l'effet de surprise, mais aussi sa qualité de par le casting, où l'acteur anglais y est souvent drôle à jouer les connards, à traiter les femmes comme des moins que rien, allant jusqu'à humilier la pauvre Rosamund Pike lors d'une réunion de travail afin de trouver un slogan pour Guinness, jusqu'à voir le revers de la médaille où cette fois les femmes le considèrent comme du bétail. C'est clairement dans l'ère du temps, toujours aussi savoureux à savoir qu'on soit du côté masculin ou féminin, mais on sent que Baron Cohen est comme empêché d'aller plus loin dans le comique, comme cette scène très drôle où il va donner du plaisir à Fionna Shaw, déguisé en cow-boy, en faisant l'hélicoptère avec son zizi. Moment ô combien sensuel, sans aucun contact physique, mais qui conduire cette pauvre femme au septième ciel, dans tous les sens du terme...
Disons que Ladies first est plus dans un registre comique que l'original, qui était avec Vincent Elbaz, mais qui passera assez rapidement dans l'oubli, ne serait-ce que pour le manque de mise en scène. Petit détail amusant ; pourquoi situer le film sur Londres en sachant que la Guinness est une institution irlandaise?