<em>Last Call</em> réactive le schéma vu et rebattu du père de famille businessman passant à côté de sa vie de famille - mais avec la semi-conscience qu’on ne peut décemment pas, en 2016, se contenter de photocopier ce scénario une fois de plus : ce n'est donc pas le match de base-ball de son fils que le père va rater, mais son cancer... La description du monde des bureaux new-yorkais met elle aussi les bouchées doubles (le film arrive après la crise, faisant une peinture particulièrement dure du monde de la finance). Mais ça n’empêche pas l’ensemble de procurer des sensations aussi banales que son modèle de base : la seule originalité que pourrait revendiquer le film (son détour lyrique par l’architecture) crée des moments plus embarrassants qu’autre chose.
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